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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 11:59

                    Stephane Jacob était mon directeur de rédaction au début de ma carrière de journaliste.  Nous n'etions pas amis. Sûrement en raison de notre différence d'âge  et en raison de l'hierarchie professionnelle qui nous séparait. Mais j'appreciais son style et sa culture. Et sur le plan moral, il était le plus soucieux de la déontologie dans le monde de la presse. Un journaliste est toujours soumis à des tentations. Point n'est bésoin de citer qui y succombent et qui y résistent. Je suis convaincu que le lecteur est assez intelligent pour distinguer le bon grain de l'ivraie. Mais une chose est évidente: Si un éditorial, de par son essence même , sert à analyser et à prendre position, Stephane Jacob se gardait  de  pencher vers un camp ou un autre. Son style et sa culture lui permettaient de faire passer ses opinions sans verser  dans le militantisme. Il était  journaliste, il n'était pas militant. S'il l'était, c'était pour la liberté de la presse. Et d'ailleurs, il avait coutume de dire qu'il se mettait à un point équidistant de tous les partis politiques.  Et il avait gardé cette ligne jusqu'au bout. Je ne le fréquentais plus depuis mon départ de Midi-Madagasikara mais on voyait bien que sa plume était fidele à ce principe. Bien sûr, il travaillait pour un titre accusé, à tort ou à raison, d'être dans le camp de l'opposition mais, en tout cas, ce n'était pas à travers sa signature que cette orientation transparaîssait si tendance politique il y avait.

                  Avec la disparition de Stephane Jacob, c'est  une certaine idée de la presse, informative et non militante, qui perd un grand représentant. Je m'associe sincèrement au deuil de ses proches.

Par sammy rasolo
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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 15:17

 

                Et encore une fois, c'est raté. La SADC n'appelle ni à une réconnaissance des autorités de fait ni à la fin des sanctions à leur encontre. Et une fois de plus, cette organisation à qui a été confiée la résolution de la crise malgache affirme la nécessité d'un processus inclusif pour trouver une solution durable aux defis auxquels le pays fait face. Et le sommet  qui s'est tenu vendredi ne s'est pas arrêté à ce principe. Il mandate son président (celui de la SADC), son président de l'organe de défense et de sécurité ainsi que le médiateur dans la crise malgache de s'entendre avec tous les "concernés" malgaches pour une rencontre à Gaberone, Botswana, le plus tôt possible. Voilà résumée en quelques phrases la décision du sommet de la SADC  sur Madagascar.

             Bien sûr, cette réunion de chefs d'Etat et de gouvernement a examiné la "feuille de route" négociée, ou plutôt imposée, par M. Simao, l'émissaire du médiateur officiel qui n'est autre que Joachim Chissano. Elle a seulement "noté" le "développement" (entendre par là l'"évolution") du processus de retour à la normalité constitutionnelle et félicité  l'ancien président mozambicain pour les efforts qu'il a fournis. Mais manifestement, sans équivoque, elle ne voit pas dans la feuille de route l'"inclusivité".

 

Echecs successifs

           Tgv et ses alliés n'ont toujours pas compris, au bout de deux années d'autisme, que la mauvaise foi ne trompe personne. TGV a fait illusion en ayant réussi à se faire recevoir enfin par le président  sud-africain mais c'est réellement le seul point de gagné de tous ses actes de lobbying. Avoir été reçu par Alain Juppé, un ministre d'Etat du gouvernement français, n'est pas en soi une évolution. Il a déjà été reçu plusieurs fois par Alain Joyandet qui était secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie. Ce secretariat d'Etat était contrôlé directement par l'Elysée, notamment par Claude Guéant, actuel ministre de l'Intérieur mais secretaire général de la présidence à l'époque. Comme la coopération et la francophonie relèvent désormais de la responsabilité de Alain  Juppé, il n'est pas si étonnant que Andry Rajoelina ait été reçu au Quai d'Orsay. Mais la rencontre, tout compte fait, a été doublement humiliante pour Andry Rajoelina. D'abord parce que, implicitement, elle signifie qu'on ne lui réconnait pas un statut de chef d'Etat. Sinon, TGV aurait été reçu à l'Elysée. Et ensuite, et bien pire, ce n'est même pas le ministre français des affaires étrangères qui s'est rendu chez lui mais l'inverse. Une entorse impensable à une grande règle protocolaire si vraiment la France réconnaissait Andry Rajoelina comme le chef de l'Etat malgache. Pour ce qui est de sa participation à la réunion au sommet des pays les moins avancés, une fois de plus, il y a été privé de parole. Il n'y a rencontré aucun président d'un pays de la SADC. Et il est clair qu'il ne devait sa participation qu'à la seule invitation des autorités turques. Manifestement, à part le président turc, tous les participants ont évité soigneusement de fréquenter TGV, lui refusant ainsi toute éventuelle caution.      

 

aucun esprit créatif

           A chaque fois, ses sorties du territoire ont été présentées comme des succès mais cette décision de la réunion au sommet de la SADC est un démenti cinglant à ces affirmations. Mais il ne faut pas se faire d'illusion, les autorités de fait, malgré leurs échecs successifs, persisteront dans leur entêtement du moment qu'elles peuvent contenir par la violence tous les mouvements intérieurs de contestation. Ils ne font preuve d'aucun esprit créatif dans la recherche de la réconnaissance internationale: débaucher des figures des trois mouvances ou tenter un forcing au niveau des négociations. On se souvient qu'en 2009, elles ont tenté d'imposer un semblant de convention, dit du "Carlton", avec la complicité de leurs alliés. Les trois mouvances ont tenu bon et Tiebilé Dramé, un membre du GIC, a fait les frais de cette tentative. Il a été débarqué suite aux protestations de Marc Ravalomanana. Cela n'a pas servi de leçon. Elles ont retenté le coup avec cette "feuille de route" prétendue consensuelle. Une chose est sûre: cette fois-ci, c'est le le docteur Simao qui va être à son tour débarqué.

             En tout cas, un à un, les pays qui ont connu une crise comparable à celle de Madagascar ont retrouvé la paix sociale et ont repris leurs relations avec la communauté internationale. Madagascar, pour sa part, est toujours dans la m.... Le pays a un chef illegitime qui ne souffre aucun partage de ses pouvoirs issus d'un coup d'Etat.     

 

Ci-dessous, les paragraphes sur Madagascar du communiqué du Sommet de la SADC: 

 

11.  Summit considered the report of the SADC mediator on Madagascar, HE Chissano….noting the development of the roadmap for returning that country to constitutional normalcy.

12.  The Summit commended HE Chissano for his efforts in bring together the stakeholders in the process of reconciliation and finding a lasting solution for that country.

13.  Summit reiterated the need for an all-inclusive process towards finding a lasting solution of the challenges facing the country. In this regard, Summit mandated the SADC chairperson, chairperson of the SADC organ on Politics Defence and Security Cooperation and SADC mediator on Madagascar to, as soon as possible, convene a meeting with all Malagasy stakeholders to be held at SADC headquarters in Gabarone, Botswana.

 

Traduction de l'auteur de l'article:

 

11. Le sommet a examiné le rapport du médiateur de la SADC sur Madagascar, son Excellence Chissano...notant l'évolution de la feuille de route pour le retour du pays à la normalité constitutionnelle.

 

12.Le sommet félicite M. Chissano pour ses efforts qui ont permis d'amener  les participants au processus de réconciliation à se réunir pour trouver une solution durable pour le pays.

 

13. Le sommet réitère la nécessité d'un processus inclusif vers la recherche la résolution de manière durable des défis auxquels fait face le pays. Dans ce sens, le sommet mandate le président de la SADC, le président de l'organe de la défense et sécurité  et le médiateur de la SADC sur Madagascar de convenir, le plus tôt possible,  avec tous les participants (les protagonistes) malgaches, d'une réunion qui se tiendra à Gaberone au Botswana.

 


Par sammy rasolo
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Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 11:27

                    Quatrième République ? Telle qu'elle naît actuellement, elle ne pourra être que bananière. Son accouchement se fait au forceps et même contre la volonté du peuple malgache. S'il faut accorder du crédit aux chiffres officieux,  le "Oui" a recueilli 70% des suffrages exprimés. Mais, déjà, ces suffrages exprimés équivalent tout au plus à 50% de la population en âge de voter puisque la participation, toujours selon les résultats officieux, était de 52%. Si l'on enlève les votes blancs et nuls, on tombe plus ou moins à 50%. Et ce taux se répartit en 70% de "Oui" et 30% de "Non". La nouvelle Constitution censée donner naissance à la quatrième République n'a été  ainsi adoptée que par 36% (pourcentage du "Oui" par rapport aux listes électorales) des Malgaches. En matière d'engouement pour le changement, on a connu mieux. Les commentateurs, sur la base de ces données, sont même fondés à soutenir que la mise en place se fait contre la volonté du peuple. Ou tout au moins, dans sa forme, le processus n'est pas conforme au voeu des Malgaches. Et encore, dans ces 36% de "Oui", on ne sait pas quelle est la proportion des choix sincères et quelle est la part des votes contraints et manipulés. Alors quand Tgv déclare que la communauté internationale doit tenir compte de la volonté de changement exprimée par le peuple malgache, il devrait d'abord commencer par se poser la question de savoir si le changement tel qu'il est imposé actuellement est réellement celui voulu par ce peuple. La réponse ne peut être que négative. En même temps, ces chiffres légitiment la position de ceux qui refusent la transition Tgv. Alors au lieu de lancer des grenades lacrymogènes contre tous ceux qui bougent et d'envoyer en prison tous ceux qui s'expriment, les autorités de fait doivent admettre qu'il est nécessaire de se rasseoir autour d'une table pour négocier. Autrement, leur départ du pouvoir qui arrivera tôt ou tard, ne se fera pas dans la paix. Elles sont même en train de condamner toutes les possibilités de sortie honorables dans leur fuite en avant. La dernière en date de ces possibilités de sortie honorable n'est autre que Raymond Ranjeva. 

 

                Marginalisation des trois mouvances ? Echec

                S'opposer à un pouvoir est tout ce qu'il y a de plus normal dans une démocratie. A plus forte raison, s'opposer à des dirigeants non élus, parvenus au pouvoir par la violence, n'a rien d'immoral. Impliquer à tout prix Raymond Ranjeva dans une tentative de putsch dans le but de le neutraliser ne fera qu'isoler encore plus le pays et aggraver encore plus la crise. La communauté internationale ne demande rien d'autre qu'une transition consensuelle et inclusive à Madagascar. Ce, pour le bien des Malgaches. Clamer que la communauté internationale veut punir le peuple malgache relève de la mauvaise foi et de la malhonnêteté. Alors il n'y a aucune autre alternative: un consensus national est indispensable. Et encore une fois, un consensus ne signifie pas corrompre des personnalités de l'opposition pour qu'elles entrent en dissidence avec leurs partis, elle signifie trouver une voie acceptée par tous. La tentative de marginalisation des trois mouvances a été un échec. Les chiffres de ce prétendu reférendum le prouvent. Elles ont choisi l'abstention. Elles n'avaient pas pu faire campagne. Réunir leurs partisans  leur a même été interdit. Et pourtant, la moitié des électeurs ne se sont tout de même pas rendus aux urnes. Alors il est temps d'arrêter la casse. Les tégévistes doivent accepter un vrai pouvoir consensuel et inclusif, ou se démettre pour confier la transition à la technocratie neutre dont Raymond Ranjeva est incontestablement la personnification.

 

                 Appauvrissement sur tous les plans

                 S'accrocher au pouvoir en usant et en abusant des armes, en transformant la Justice malgache en appareil politique repressif, n'est rien d'autre que "suicider" le pays. Déjà, l'Afrique noire en général n'est pas une reférence en matière de développement économique mais Madagascar est en train de décrocher même par rapport à cette Afrique noire. Globalement, cette Afrique a connu une croissance de 5% en 2009, Madagascar, selon les chiffres mêmes des dirigeants de fait, n'est même pas parvenu à 1%. Des études internationales, elles, ont conclu à une croissance négative. Mais même si l'on retient le chiffre des hatifs, le pays s'est tout de même appauvri puisque le taux de croissance démographique annuel est évalué à 2,6%. Ceci signifie que  pour que le Malgache ait le même niveau de vie qu'en 2009, il faut au minimum que le PIB ait cru également de 2,6%.  L'actuelle transition a généré un appauvrissement  sur tous les plans: matériel, moral et potentiel. La quatrième République, celle mise en route par les tégévistes, ne peut être qu'à l'image de ses promoteurs: violente, injuste, économiquement inefficace.      

 

Par sammy rasolo
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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 12:11

                     Avec les conditions qui prévalaient avant  et au cours de ce prétendu reférendum, il était possible de faire adopter n'importe quel texte. D'abord parce que l'abstention n'est pas prise en compte dans la validation ou l'invalidation des résultats du scrutin. Ensuite parce que les abstentionnistes n'avaient pas le droit de faire campagne. En outre, ceux qui ont choisi le "Non", comme on s'y attendait, n'ont pas pu réellement disposer d'une réelle liberté d'expression. Enfin, malgré les lois et les règlements, les autorités de fait ont usé des prérogatives de puissance publique pour, officiellement,  sensibiliser les "citoyens" sur la nécessité d'aller voter mais, sur cette question , personne n'était dupe. En pratique, ils s'étaient lancés dans une intense campagne pour le "Oui". Il fallait être soit aveugle, soit de mauvaise foi, pour soutenir le contraire. Malgré tout,  la moitié (plus de 47% selon les résultats officieux)) des électeurs n'ont pas cru utile de voter. Et sur les suffrages exprimés, 70% ( soit, environ, 36% de la population en âge de voter) se sont prononcés pour le "Oui".  Ainsi fut adopté ce texte censé donner naissance à la quatrième République. 

 

                    Cas Ranjeva ? En voie de règlement ?

                    Bien sûr, les hâtifs ne manqueront pas de crier victoire. Ils ne se sont jamais distingués ni par leur modestie, ni par la pudeur. Dans leur logique, seul l'argent de Marc Ravalomanana peut expliquer toute opposition à leur "marche ou crève ". Jusqu'à maintenant, personne ne semble en mesure de stopper leur unilatéralisme. Les mesures de rétorsion de la communauté internationale font mal au pays mais pas aux autorités de fait. EIles ont trouvé la parade: les bois de rose et les royalties des compagnies chinoises qui leur permettent non pas uniquement de survivre mais aussi de donner le change en faisant du social: les "tsena mora" et les "trano mora". Le message tronqué destiné aux malheureux Malgaches est simple: la communauté internationale vous abandonne tandis que nous, nous agissons pour vous.  Les trois mouvances sont pieds et poing liés face à une repression aveugle. Et Tgv est même en train de régler le cas "Ranjeva Raymond". Ce brillant universitaire, ancien juge international, qui a decidé de ne pas se taire, ne peut que le gêner. La récente "mutinerie" de quelques officiers était l'occasion rêvée. Il faut y impliquer Ranjeva Raymond. Puisqu'il est assez difficile de maintenir ce dernier en détention ne raison de ses multiples engagements dans divers organismes internationaux, les tégévistes essaient de le neutraliser en le privant de sortie extérieure. La force de Ranjeva Raymond réside en effet dans ses relations avec le monde extérieur. Frappé d'IST ou "interdiction de sortie du territoire", il deviendra inoffensif, pense-t-on.  Il y aura des récriminations mais elles n'émeuvent plus les dirigeants putschistes actuels. Ils y sont habitués. Ce ne sera pas la première fois qu'ils feront face aux prises de position de la SADC, de l'Union Africaine, de l'Union Européenne, d' "Amnesty International"  et des organismes de défense des droits de l'homme. Ces réactions ne seront, une fois de plus, qu'une tempête dans un verre d'eau pour les dirigeants de fait.

 

                  Réconnaissance ? L'histoire a sa mémoire 

                   Les autorités de fait n'ont pas encore renoncé à essayer d'obtenir la réconnaissance internationale, malgré leurs multiples déclarations. On leur demande la consensualité et l'inclusivité. Elles, elles veulent garder intact leur pouvoir acquis de manière illégitime et illégale et ont une version très personnelle de la notion de consensualité. Pour elles, il s'agissait de convaincre, par des moyens qui ne sont pas toujours moraux,  des personnalités de l'opposition de verser dans la dissidence par rapport à leurs mouvements et de réjoindre le pouvoir. La communauté internationale, elle, est restée ferme dans sa position: consensualité signifie accord avec les principales mouvances protagonistes et non pas avec des dissidents. Les tégévistes ont alors changé de stratégie: prouver par la voie électorale qu'ils ont l'adhésion des Malgaches. Mais ils vont aussi déchanter. La SADC a déjà déclaré officiellement qu'elle ne réconnaît pas le reférendum. L'Union Européenne, elle, bien avant le scrutin, a déjà, tout aussi officiellement, refusé d'envoyer des observateurs. Et même l'OIF, l' "organisation internationale de la francophonie" qui, habituellement, est l'instrument de la Francafrique dans la légitimation des régimes illégaux, a, elle-aussi, refusé de se prêter au jeu. Alors, il est clair que ce n'est pas par des élections organisées de manière unilatérale que les autorités obtiendront la réconnaissance internationale. Il est inutile de se faire des illusions. Soutenir que Marc Ravalomanana avait obtenu cette réconnaissance suite à une élection législative est aussi historiquement inexacte. Marc Ravalomanana, en 2002, l'avait obtenue suite à une double démarche: d'abord, l'action devant la Chambre admnistrative de la Cour Suprême de l' époque et qui tendait à faire tomber la HCC; ensuite, l'envoi de la troupe pour briser le "blocus" contre Antananarivo et les tentatives de sécession. Les tégévistes ne doivent pas se faire des illusions. On se souvient que les Etats Unis et la Suisse avaient été les premiers à avoir réconnu la légitimité de Marc Ravalomanana à la suite du récomptage des voix par une HCC revenue à sa composition d'avant les présidentielles. Déformer l'histoire pour servir sa cause est malhonnête. Et la mauvaise foi, jusqu'ici, n'a pas encore payé. Du moins sur le plan international. 

 

PS: Je reprends avec plaisir ma plume. J'ai arrêté pendant quelques mois pour des raisons personnelles trop longues à expliquer. Je m'excuse auprès de mes lecteurs que j'espère retrouver. Mais déjà, je précise d'avance que les mêmes raisons pourront m'empêcher d'être régulier au niveau de la fréquence.      

 

Par sammy rasolo
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 21:06

                      Alain Joyandet quitte le gouvernement Fillon. C'est l'un des soutiens les plus actifs de Tgv dans la sphère du pouvoir en France. Il s'est fait rattraper, plutôt deux fois qu'une, par la presse. Une première fois en se rendant en jet loué sur des deniers publics en Martinique alors que  deux compagnies aériennes desservent quotidiennement cette destination. Une séconde fois en se faisant delivrer un "permis de construire" pour une surface au-delà de ce qui est autorisé dans la zone où est située sa propriété. Manifestement, Nicolas Sarkozy qui tient à donner un peu de contenu concret à sa promesse électorale de "République irréprochable" a decidé de se défaire de son secrétaire d'Etat à la francophonie et à la coopération. Alain Joyandet n'est pas le seul à être "débarqué" du gouvernement. Christian Blanc qui s'est fait payer des cigares "Havane" par les contribuables français a également été prié de démissionner. Mais ce qui intéresse les Malgaches, c'est le cas Joyandet.Tout simplement parce qu'il a été un serviteur zelé de la Francafrique. Entre autres, il a presque réussi à rallier à sa cause la COI sur la crise malgache. Cette "cause", c'est celle d'imposer à tous, à tout prix, des élections organisées de manière unilatérale par les putschistes au pouvoir.  

                    Bien sûr, le départ de Alain Joyandet ne signifie pas changement de la position française sur la crise malgache. Ce, d'autant plus que le vrai chef de la francafrique à l'Elysée, Claude Guéant, est toujours à son poste. Par contre, dans le contexte de l'affaire Woerth, Paris a actuellement intérêt à se faire moins imposant dans les différents conflits africains. Le camp Sarkozy fait face à une importante chute de popularité. Et la politique française, en porte à faux avec celle de la communauté internationale, sur la crise malgache, si elle est mal executée, contribuera encore plus à l'impopularité du pouvoir actuel. La presse est à l'affût du moindre faux pas. Et Nicolas Sarkozy a intérêt à nommer un secrétaire d'Etat moins remuant qu'Alain Joyandet, capable de rassembler les différentes parties sur des projets de sortie de crise plus justes. Et d'ailleurs, c'est le moment où jamais pour les "légalistes" de tenter d'influer sur la politique africaine de la France. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la personnalité du titulaire du secrétariat d'Etat à la coopération et à la francophonie compte beaucoup dans la définition de cette politique. 

                   En tout cas, Tgv devra s'adapter à un nouveau secrétaire d'Etat qui ne pensera pas nécessairement comme Alain Joyandet. Ce dernier pensait que l'intérêt de la France se trouvait dans la défense du régime putschiste. Or il est plus ou moins certain que cette mouvance se divisera en multiples tendances et groupuscules à l'occasion des prochaines élections puisque le principal élement fédérateur, Tgv, a decidé de ne se présenter à aucun scrutin . Il faudra à la France trouver un autre "poulain" plus à même de défendre ses intérêts et plus crédible aux yeux de l'opinion. Mais il y a une autre possibilité à laquelle très peu d'observateurs s'attendent: un révirement d'Andry Rajoelina qui pretextera la pression populaire pour se porter finalement candidat à la magistrature suprême. La déclaration de non-candidature n'aura alors été qu'une stratégie destinée à rendre plus acceptable le régime putschiste aux yeux de l'opinion internationale. Et Paris continue à miser sur Rajoelina.

                    Quoi qu'il en soit, la démission d'Alain Joyandet ne sera  peut être pas sans conséquence sur les données de la crise malgache.

Par sammy rasolo
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