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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 19:41

                                    Pour l'heure, l'enjeu de la bagarre est d'arriver à une élection présidentielle transparente et crédible. Tout simplement parce qu'il est inacceptable qu'un tyran, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat, concentre entre ses mains tous les pouvoirs. Ce d'autant plus qu'il n'a rien apporté de positif au pays. Il a tout detruit.  Ainsi quand Marc Ravalomanana déclare indirectement qu'il sera candidat à la prochaine élection présidentielle,pour l'heure, pour l'auteur de cet article, ce n'est pas important. Et d'ailleurs, tant que les dirigeants de fait restent au pouvoir, Marc Ravalomanana n'aura aucune chance d'être candidat. Les putschistes multiplient contre lui les condamnations pénales. Bien sûr, ces décisions judiciaires ne résultent que de parodies de justice et personne ne pense sérieusement qu'elles survivront  au régime Tgv, d'où il ne faut pas leur accorder trop d'importance.  Un président de la République, pour toutes les infractions commises dans le cadre de son mandat, est justiciable devant la seule Haute Cour de Justice.  C'est la Constitution qui le dit et cette Constitution, une loi d'ordre public donc d'interprétation stricte, est le texte applicable aux actes de Marc Ravalomanana quand il était  Chef de l'Etat. Alors, il faut prendre ces décisions judiciaires sur Marc Ravalomanana pour ce qu'elles sont: des actes politiques liés au régime Rajoelina. Elles ne sont que des épiphenomènes sans grande conséquence dans cette longue crise. Et quand un quotidien revèle que la hat prépare une autre poursuite pénale contre l'ancien président et qui serait, cette fois-ci,  pour  "usurpation de fonction", on ne peut que leur dire : Continuez puisque vous n'avez rien d'autre à faire. Cela ne fait ni chaud ni froid à l'opinion.

                                      Le vrai enjeu de la bagarre, pour l'heure, est d'arriver à accroître la pression sur les putschistes. Et concrètement, cela signifie arriver à persuader l'Union Européenne d'adopter les mêmes sanctions que l'Union Africaine applique déjà contre Andry Rajoelina et ses amis. Et surtout avant que ces derniers n'organisent leur mascarade électorale. Si l'Union Européenne décide de punir, il n'y aura point d'échappatoire pour les dirigeants de fait: ils céderont. Encore faut-il qu'elle se décide. Pour ce, tous ceux qui sont revoltés par les actes de la hat doivent continuer à dénoncer et essayer de faire échec à la francafrique dans sa tentative de légitimation de ce régime illégal et illégitime. 

                                    La pression extérieure sur le pouvoir putschiste est la seule issue pour le peuple malgache. Il ne faut pas être naïf au point de croire que le peuple finira par se soulever et renverser ce régime. Le peuple birman est depuis deux décennies sous le joug d'une junte militaire. Les soulèvements en Iran sont férocement réprimés par Ahmadinejad et il n'y a presque plus de manifestations. Au Chili, le peuple n'est pas arrivé à empêcher le coup d'Etat du Géneral Pinochet. Les Tibetains ont renoncé à toute idée d'indépendance par rapport à la Chine pour ne révendiquer qu'un peu plus d'autonomie. Face à une armée qui n'hésite pas à utiliser ses armes, un peuple désarmé n'a aucune chance. Le salut ne peut venir que des pressions internationales de plus en plus forte.

 

 

Par sammy rasolo
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 13:58

                        Qu'est-ce que je vous disais ? Je ne résiste pas à vous sortir cette expression après le passage d'Alain Joyandet à Madagascar. Il affirme que seules des élections dans les plus brefs delais sortiront Madagascar de la crise. Et Andry Rajoelina, lui-aussi, insiste sur la question. Ils s'engagent réellement dans une course contre la montre pour essayer de court-circuiter le processus qui tend à des sanctions européennes contre Madagascar. Mais trêve d'autosatisfaction sur mon art divinatoire et passons aux choses sérieuses !

                       Des élections ? Encore une fois, personne n'est contre. Elles sont incontournables. Mais encore faut-il que les conditions de leur organisation satisfassent aux critères de transparence et de neutralité. Et comment  croire à la neutralité de l'administration dans le contexte actuel des putschistes au pouvoir ?  Comme en Mauritanie, les dirigeants de fait ont placé leurs hommes partout et contrôlent l'appareil d'Etat. La CENI (commission électorale nationale indépendante), supposée être indépendante comme son nom l'indique, ne pourra jamais contrôler les opérations d'acheminement des procés-verbaux des bureaux de votes vers le juge électoral. L'administration, contrôlée par les putschistes puisque subordonée au gouvernement, participera nécéssairement à ces opérations. Et déjà, le ministère de l'Intérieur s'est attelé à la révision des listes électorales alors que cette tâche devrait relever de la responsabilité de la CENI. D'où, pour des scrutins crédibles, il faudra nécessairement un pouvoir consensuel et inclusif. Or un gouvernement ne sera pas réellement d'union nationale tant que les tégévistes s'entêtent à garder les ministères les plus importants, surtout sur le plan électoral, à savoir: l'Intérieur, les Finances, la Justice et tous les ministères concernés par le maintien de l'ordre public. Comment faire confiance aux tribunaux administratifs gérés par des magistrats nommés par les dirigeants de fait ? Comment croire que l'armée et les hommes en uniforme se soumettront aux résultats des urnes ? Comment croire à leur neutralité ? Déjà, ils ne le sont pas à l'heure actuelle. 

                       Alain Joyandet fera un crochet par l' Afrique du Sud sur son trajet de retour pour rencontrer Marc Ravalomanana.  il s'agira pour lui de ramener les deux principaux protagonistes de la crise à la table des négociations. il est clair que le sujet de la future rencontre, si elle va se tenir, ne pourra être que ce gouvernement d'union nationale. Mais  les négociations n'aboutiront jamais à des avancées positives si Andry Rajoelina s'y rend pour proposer le ministère de la culture ou le ministère de l'eau aux trois mouvances. Il faut qu'il accepte une formation consensuelle et inclusive du gouvernement. Ceci signifie que toute attribution de portefeuille, y comprise la primature, sera basée sur le consensus. Est-ce que Tgv est capable d'une telle démarche ? Il y a lieu d'être sceptique si l'on se base sur l'expérience. Et ensuite, cette fois-ci, il faudra également que Tgv s'engage à respecter sa signature comme un HOMME D'HONNEUR. 

                       Tout ceci étant, il y a encore une autre grande et vraie question: quelle élection organiser en premier lieu ? Prsidentielle ou législative ? 

                        Faut-il accepter que Andry Rajoelina dispose de ses pouvoirs actuels sans passer par une élection ? Ces pouvoirs, précisons-le, excèdent actuellement ceux prévus par la Constitution de la troisième République. En sus des pouvoirs réconnus à l'exécutif, il légifère par voie d'ordonnance dans tous les domaines qui relèvent du législatif. Comment, intellectuellement, peut-on admettre une telle concentration de pouvoirs sur une personne non élue ?  Il est vrai que la Géneral Ramanantsoa disposait des mêmes pouvoirs mais il était passé par un referendum. En plus, il les tenait d'un transfert consenti par un Président légal tandis que Andry Rajoelina a acquis les siens par les armes du capsat et par des petits arrangements entre "amis". 

 

Par sammy rasolo
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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 14:37

                                    C'est certain, comme les putschistes malgaches, leurs soutiens, les hommes de la francafrique, ne sont pas non plus contents de la prise de position du co-président de l'Assemblée paritaire ACP-UE, Louis Michel. Ce dernier réclame le renforcement des sanctions européennes contre les dirigeants de fait malgaches. Il ne propose rien de moins que l'alignement sur l'Union Africaine. Déjà, le parlément européen, le 11 février dernier, s'est prononcé pour des sanctions ciblées contre Andry Rajoelina et ses "amis". Si ces initiatives aboutissent, c'est à dire si l'Union Européenne décide effectivement de sévir, la francafrique aura moins de marge pour agir.  Il sera plus difficile à la France de se mettre en porte à faux avec l'Union Européenne et de soutenir les initiatives unilatérales de la hat. D'où, on s'attend déjà à une course contre la montre pour l'organisation unilatérale d'une élection à Madagascar. Andry Rajoelina l'a déjà annoncé pour le mois de mai. Et son administration s'y prépare activement par la delivrance de cartes d'identité aux jeunes en âge de voter, par la révision de la liste électorale, la mise en place de la CENI et l'acquisition d'urnes transparentes. Tous les ingredients, ou presque, pour la légitimation, par la voie d'une élection truquée, du pouvoir putschiste sont réunis. Il ne manque plus que le gouvernement prétendu d'union nationale. Il verra le jour bientôt, selon Camille Vital, le premier ministre de Tgv. La légitimation des coups d'Etat, ne l'oublions pas, est l'une des spécialités de la francafrique. L'histoire le prouve.

                                   Au Gabon, malgré l'unanimité de la société civile, de la classe politique, à l'exception des partisans du fils du président défunt, sur la nécessité de réviser la liste électorale, la France a réconnu comme régulière la victoire d' Ali Bongo. Ce, malgré également les suspicions de fraudes massives. En Mauritanie, le putschiste s'était porté candidat à la présidentielle organisée par une administration que, d'évidence, il contrôlait, mais la France n'avait trouvé rien à redire. Le Géneral Abdel Aziz contrôlait l'administration par les hommes qu'il avait nommés à tous les postes-clés.

 

                                                                Observateurs complaisants

                                    Pour faire admettre des élections truquées  à la communauté internationale, la francafrique récourt aux services d'organisations qui lui sont plus ou moins fidèles. Ainsi, c'est l'"Organisation Internationale de la Francophonie" (OIF) qui s'est chargée des observations de la dernière présidentielle en Mauritanie. La mission d'observation, dirigée par un ancien putschiste burundais, n'a rien vu d'anormal à ce que le Géneral Abdel Aziz qui, initialement, avait déclaré ne pas vouloir se porter candidat, s'était finalement ravisé pour postuler à la magistrature suprême. Or, il avait placé, comme precisé plus haut, ses hommes à tous les postes-clés de l'administration. Au Congo Brazzaville, c'était la "Coordination des observateurs franco-africains" (Cofa) qui s'était chargé des observations. L'Union Européenne s'est gardée de s'impliquer pour ne pas se rendre complice des fraudes qui étaient plus ou moins prévisibles puisque sur une population de 3,8 millions d'habitants, la liste électorale comportait 2,2 millions d'électeurs. Ce qui est suspect quand on connaît la pyramide des âges dans les pays du Tiers Monde. Dans cette Cofa, il y avait, entre autres, deux députés UMP, des avocats parisiens. La délégation était dirigée par deux émissaires français, un député européen, ancien conseiller de Charles Pasqua, et Jacques Toubon, ancien ministre.  Cette coordination a joué l'indignation extrême quand le représentant local de l'Union Européenne avait dénoncé les conditions d'organisation du scrutin. 

                                  Les hommes de la francafrique ne semblent pas s''embarasser des principes moraux quand c'est l'intérêt des multinationales françaises qui est en jeu. Ainsi, Alain Joyandet a été le premier représentant d'un pays européen à rencontrer la junte guinéenne après le coup d'Etat et la France n'avait pas cru devoir suspendre sa coopération avec ce pays malgré le putsch. Elle ne l'a fait qu'après le massacre du 28 septembre 2009. Le même secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie  a été en Mauritanie pour la cérémonie d'investiture du putschiste Abdel Aziz. Et bien sûr,  il a également été le premier officiel étranger à s'être entretenu avec Ali Bongo. 

 

                                                Stratégie claire sur Madagascar

                                La stratégie de la francafrique semble être claire en ce qui concerne Madagascar: soutenir le pouvoir illégal dans l'organisation d'une élection unilatérale et cautionner la normalité du scrutin par l'envoi d'observateurs complaisants. Mais pour que cette stratégie puisse fonctionner, il faut que cette élection se tienne avant que l'Union Européenne ne décide de prendre des sanctions. Ce, tout simplement parce que la France ne disposera plus de beaucoup de marge de manoeuvre si l'Union Européenne, dont elle est membre, emboîte le pas à l'Union Africaine. Il est impensable qu'elle puisse soutenir l'organisation unilatérale d'une élection par un pouvoir sanctionné par la communauté internationale. Et de même, il lui sera difficile de "missionner" des observateurs pour cautionner la transparence et la régularité de la consultation.  Les putschistes sont manifestement engagés dans une course contre la montre. Marc Ravalomanana l'a sans doute compris. Il a essayé de prendre les devants en essayant d'acculer Nicolas Sarkozy à se positionner par rapport à la décision de l'union Africaine et en demandant à l'Union Européenne de s'engager également dans des sanctions ciblées contre Tgv et ses "amis". Attendre et voir !

 

Par sammy rasolo
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 14:27
                                  Il a été l'un des plus fervents avocats du putschiste Andry Rajoelina. Il se fait plus discret ces derniers temps. On ne sait pas si c'est à cause des régionales ou à cause de la nécessité pour la France de ne pas s'opposer de front à la position de l'Union Africaine qui a decidé de sanctionner les dirigeants de fait malgaches. Mais l'actualité le rattrape. Il est au centre d'un scandale actuellement pour s'être rendu à Schoelcher, en Martinique, à bord d'un jet privé loué à 116500 Euros. Le secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, Alain Joyandet, y a présidé, les 23 et 24 mars derniers, la "Conférence internationale des villes et des régions du monde pour Haïti".  La somme est colossale mais ce qui scandalise surtout est que la Martinique est quotidiennement desservie par des lignes régulières de trois compagnies aériennes. Point n'était bésoin de louer un jet privé aux frais du contribuable.
                                 Cette affaire soulève la question de l'opportunité de la démission de l'intéressé. Du moins, cette question est posée sur les ondes. Lui, il reste silencieux jusqu'à maintenant. Il ne manquera sûrement pas de se reférer à l'Elysée. La question a toute son importance puisque la France a intérêt à être représenté par un officiel crédible dans l'organisation du prochain sommet France-Afrique. Or Alain Joyandet, au gouvernement, est le premier concerné par  ce sommet  prévu se tenir fin mai.
                               Bien sûr, Andry Rajoelina n'a rien à voir dans cette histoire. Toutefois, on se demande, si le secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie vient à démissionner, si son succésseur fera preuve du même zele dans le soutien de la France aux putschistes malgaches. En effet, de l'avis des connaisseurs, la personnalité du titulaire du portefeuille de la coopération compte beaucoup dans les relations de la France avec l'Afrique en général et avec les anciennes colonies françaises en particulier. Les actions de la francafrique, contrairement à ce que l'on pense, échappent quelquefois au président français. C'est ce que soutient en tout cas un Malgache connu qui a beaucoup d'expériences en  relations internationales et qui a quelques entrées à l'Elysée.
                              Ceci étant, cette affaire qui plonge Alain Joyandet dans la tourmente démontre le caractère relatif des sommes dépensées en matière de finances publiques. Et justement, en matière de déplacements des responsables, à titre d'information, on peut mentionner que le gouvernement français a acheté en 2008 trois aeronefs: deux Falcon 7 et un Airbus A 330. L'Airbus, destiné au Président de la République, a été ensuite réamenagé et reequipé pour le confort et la sécurité de son utilisateur. A l'époque, il a été annoncé que la flotte serait completée dans les six ans à venir par quatre autres appareils. La presse n'a pas manqué alors de rappeler que l'Elysée avait déclaré que les caisses de l'Etat étaient vides quelques mois plutôt. Le coût total des renouvellements de la flotte est situé, par la presse, dans une fourchette de 100 à 300 millions d'Euros. Mais, officiellement, selon la présidence, ils s'imposaient puisque l'ancienne flotte coûtait beaucoup en maintenance. Et en outre, l'ancien appareil, utilisé par le Président Chirac était limité dans son autonomie. Des escales étaient incontournables pour les longs trajets. Tiens ! ce discours a été également entendu à Madagascar à la même époque. A Madagascar, l'achat du "Force One II" a été l'un des griefs invoqués contre Marc Ravalomanana. il coûtait quelque soixante millions de dollars. Une somme monstrueuse, peut être, par rapport aux finances publiques malgaches mais finalement  d'importance relative par rapport aux avions présidentiels des autres Chefs d'Etat.

                                  
Par sammy rasolo
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 14:03
                            "Regrettable mais somme toute normale et prévisible". Ils s'attendaient à quoi les putschistes ? A être ovationnés et à être réconnus comme autorités légitimes et dignes héritiers des héros de 1947 ? Ils ne les sont pas tout simplement. Et si quotidiennement, ceux qui contestent ce pouvoir illégal qui se maintient uniquement par la violence sont reprimés, qu'est-ce qu'il y a d'étonnant s'ils manifestent leur mécontentement quand ils le peuvent . S'indigner que la commémoration du 29 mars ait été perturbée n'est que de l'hypocrisie. Si Andry Rajoelina et ses "amis" veulent plus de serenité dans la gestion du pays, ils n'ont qu'à trouver un consensus avec leurs adversaires et non s'imposer indûment, au mépris de tous les principes démocratiques et  républicains. Et en premier lieu, Andry Rajoelina doit soumettre sa présidence à l'approbation du peuple.
                             Les nationalistes de 1947 s'étaient soulevés contre les colonisateurs français, les illégaux actuels exercent une féroce représsion contre les Malgaches mêmes pour se maintenir  coûte que coûte au pouvoir, acquis par  coup d'Etat. Comment, dans ces conditions, peuvent-ils prétendre à un quelconque héritage idéologique des héros de 1947 ? Ils sont plutôt les fossoyeurs de l'unité nationale, de l'économie, de la démocratie et de la République.
Par sammy rasolo
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